Le secret de la vraie réussite à l’école, au travail, dans la vie !

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Les grandes vacances sont terminées et nos enfants ont repris le chemin de l’école. J’aimerai aujourd’hui vous parler du secret de la vraie réussite dans la vie ; un sujet qui nous concerne tous, enfants comme adultes !

Le désir de réussir, comme tout désir, met en mouvement un courant de forces. Un courant, en général, est vivant, actif et efficace : un courant d’air déplace les feuilles mortes, les ailes des moulins, les bateaux à voile, etc. Un courant électrique, lui aussi, procure à bien des moteurs la force motrice. En nous, par conséquent, ce désir de réussir, que va t-il mettre en mouvement ? Beaucoup de force en général ! Nous voyons tous l’ardeur insistante des jeunes enfants tant qu’ils ne réussissent pas à obtenir ce qu’ils nous demandent ! Et, nous-mêmes, pour peu que nous soyons actifs et persévérants, nous déployons en général force et énergie pour atteindre le résultat souhaité.

La question importante que nous devons nous poser est la suivante : ce courant de forces qui prend sa source en moi, ce désir de réussir, quelle direction va t-il prendre ? Quel parcours effectuera t-il ? Autrement dit quel est notre but quand nous désirons réussir ? Généralement, nous agissons et nous nous stimulons ou stimulons nos enfants, en montrant le but de l’action proposée, ex : avoir de bonnes notes, être dans les cinq premiers, réussir un examen, etc. Et bien souvent, pour motiver, pour encourager les enfants nous nous entendons dire : « Il faut que tu réussisses… », « Il faut y arriver… », « Il faut que… » en montrant le but à atteindre.

Ce que nous cherchons, ce que nous voulons, c’est la réussite. Voilà nous seulement le désir qui nous anime, mais aussi le but que nous poursuivons. Mais on est comme englué dans la réussite ; on peut alors éprouver comme un manque d’espace, de liberté. C’est un peu ce qui s’appelle tourner en rond…

Si l’on regarde de plus près et que l’on fait une simple analyse grammaticale de cette petite phrase, nous constatons que le pronom « Il » est un pronom impersonnel, neutre. Autrement dit, non seulement je ou mon enfant est soumis à un impératif, mais en plus énoncé de façon impersonnelle.

« Il faut que » ressemble à un couperet, ou plutôt à une grande faux qui avance. Il semble bien souvent que nos forces soient fauchées elles aussi quand il nous faut réussir car, devant cet impératif absolu, nous ne pouvons que nous tendre ! Qui ne connaît pas pour lui ou pour quelqu’un, ce trac qui fait perdre les moyens tant on a peur de ne pas réussir ce que l’on s’est donné comme but ? Avec un tel but, nous devenons esclave de la réussite et tant pis pour notre santé physique, psychique.

Mais qu’advient-il au terme de cette course à la réussite ? Par la tension dont nos enfants ou nous aurons été victimes, même si nous réussissons, nous avons pourtant diminué nos chances de réussite. Sur un plan personnel, avec un tel but atteint ou non, notre stress a fait passer de mauvais moments à ceux qui nous entourent. Rappelons-nous le stress de nos enfants quand ils ont un contrôle. Sans parler de ce qui se passe ensuite en cas d’échec… Certains n’ont même plus la force de se réjouir de leur succès ou continuent de manquer de confiance en eux. Peut-on parler d’une réussite sur le plan personnel ?

La plupart du temps, en dépit du stress, de la peur, chacun se dit plus fortement encore : « Il faut absolument que je réussisse cette fois ! … » ou « Il faut que je continue à réussir ». Et c’est reparti pour le même tour, souvent avec encore plus de tensions. Cette obligation de réussir que nous nous donnons peut nous rendre vulnérables à la tentation d’employer n’importe quel moyen pour obtenir cette réussite tant espérée. Certains jeunes, par exemple, sont prêts à tricher.

Donc désirer réussir, oui, bien sûr ! C’est essentiel ! Mais si nous faisons de la réussite un but, il y a quelque chose qui ne va pas… Quel autre choix pouvons-nous donc faire ?

 Celui de « faire ce que je peux de mon mieux. »

Voilà une phrase bien simple (mais très exigeante), qui paraît peut-être banale mais qui devrait être inscrite partout : dans nos maisons, nos écoles, notre cœur.

Ce n’est pas : « Je fais ce que j’ai à faire, à peu près bien, de façon à ne pas me stresser ! » (Ne pas stresser n’est pas un but!)

Ce n’est pas non plus: » Je n’ai pas à me donner de mal, ni à faire d’efforts… »

C’est  » de mon mieux » que je fais ce que je peux. Pas moins. C’est tout le mieux dont je suis capable à chaque instant. Pour faire mieux que mon mieux d’aujourd’hui, il n’y a que demain ou plus tard. Encore faudrait-il que je fasse toujours de mon mieux pour avoir des chances de faire un peu mieux encore.

En tout cas, si avec mes forces motivées par le désir de réussir, je choisis de faire toujours de mon mieux, j’irai d’un mieux à un autre mieux. C’est ainsi que j’agirai de mieux en mieux ; par conséquent, je progresserai à mon rythme. Mon vrai bonheur sera de progresser sur la bonne route. Puisque que nous ne sommes pas astreints à réaliser le mieux absolu de la réussite, mais notre mieux à nous, aujourd’hui, nous n’avons pas besoin de nous tendre et la peur de rater ne diminuera pas nos moyens. Nous agissons dans la confiance, la détente, le respect de notre personne et de notre entourage.

Finalement nous augmentons nos chances de réussir ! Autre avantage de ce choix de vie : après un échec nous rebondissons beaucoup plus vite et trouvons plus facilement comment progresser.

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