Aider nos enfants à dire ce qu’ils pensent

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Chaque jour nous ressentons tous de multiples sensations face aux petits ou grands évènements que nous vivons. Il est très important de savoir qu’une sensation, même négative, telle que la colère ou l’énervement n’est jamais bonne ou mauvaise sur le plan moral. Et nous ne sommes pas responsables de ce que nous ressentons. En revanche nous le sommes de nos réactions. Or, un enfant qui ressent colère, énervement, honte, etc. peut se sentir fautif et refouler ce qu’il ressent. A nous parents d’aider nos enfants à décoder ce qu’ils ressentent…

Donnons-leur le vocabulaire dont ils ont besoin et qui correspond à ce qu’ils sont en train de vivre : joie, frustration, jalousie, excitation… « Tu as tout à fait le droit de te sentir furieux et jaloux contre ton petit frère… ». Nous-mêmes, nommons tout haut les sentiments qui nous habitent : « quand je te vois faire telle chose, j’ai très peur… ». N’hésitons pas à leur poser des questions, leur demander leur avis « et toi, que penses-tu de cela ? »

Certaines familles instaurent un petit rituel lors d’un moment privilégié, par ex le soir après l’histoire, où l’enfant raconte deux choses qu’il a aimé et deux choses qu’il n’a pas aimé. D’autres profitent du déjeuner le dimanche pour laisser à chacun raconter ce qui lui a plu et déplu dans la semaine.
Nos sensations identifiées clairement, il est ensuite beaucoup plus facile de gérer nos réactions et les orienter dans le bon sens !
Ex : Je vois que tu es furieux et très énervé contre ta sœur… et j’ai l’impression que tu as envie de lui donner un énorme coup de pied. Avec ton envie de lui faire mal, peux-tu au contraire boxer un coussin, courir dans le jardin, descendre et remonter les escaliers ?

Nous pouvons apprendre à nos enfants à choisir une réaction plutôt qu’une autre. C’est leur volonté et liberté qu’ils exercent à ce moment. La liberté de choisir entre taper quelqu’un ou un coussin. C’est toute la différence entre ce que j’ai envie de faire et ce que je choisis de faire.

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